81ème Régiment d'Infanterie

Le 81e régiment d'infanterie (81e RI) est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Conti, un régiment français d'Ancien Régime, et du 6e régiment d'infanterie légère créé à partir des chasseurs Bretons. Il est surnommé "Régiment de la flamme"", car il était chargé durant l’entre-deux-guerres d'entretenir la flamme du Soldat inconnu.

En 1914 

Casernement : Montpellier, le 81e rattaché à la 61e brigade d’infanterie, 31e division d’infanterie (durant toute la guerre), 16e corps d'armée (France). Sous les ordres respectifs du Colonel Aubert, du Lieutenant Colonel Louis, du Colonel Ganter et du Colonel Rondenay.

Août, Morhange, Bataille de la trouée de Charmes, Nancy, Toul, Beaumont, Bernécourt, Flirey. Première bataille d'Ypres.

1915

25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, à Beauséjour, la Vistule et la cote 193.

1916

 Verdun, Thiaumont, Fleury.

1917

 Verdun, le Mort-Homme.

1918

En 1918 à Monts de Flandres, Leers, l'Ailette, Landricourt, Guinay Basse, la Serre, Mortiers.

Il termine la guerre avec quatre citations à l'ordre de l'armée et la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire sur son drapeau où sont inscrites les batailles suivantes :


MARENGO - IENA - ISLY - PUEBLA - La MONTAGNE - Le MORT-HOMME - FLANDRES - La SERRE



La 31ème Division en Lorraine.


 

La 31e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale.


La division est créée par le décret du 28 septembre 1873. Située en 16e région militaire (16e corps d'armée), elle a son état-major à Montpellier et est constituée de deux brigades.

61e brigade d'infanterie :

26e régiment d'infanterie de ligne,
69e régiment d'infanterie de ligne,

62e brigade d'infanterie :

37e régiment d'infanterie de ligne,
79e régiment d'infanterie de ligne.

Composition au cours de la guerre

Régiments d'Infanterie

96e régiment d’infanterie d’août 1914 à novembre 1918
122e régiment d’infanterie d’août 1914 à novembre 1918
142e régiment d’infanterie d’août 1914 à juin 1915
322e régiment d’infanterie de juin 1915 à août 1916 (dissolution)


Régiments de Cavalerie

1 escadron (puis 2 à partir de janvier 1917) du 1er régiment de hussards d'août 1914 à novembre 1918

Régiments d'Artillerie

3 groupes de 75 du 56e régiment d'artillerie de campagne d'août 1914 à novembre 1918
104e batterie de 58 du 9e régiment d'artillerie de campagne de juillet 1916 à janvier 1918
101e batterie de 58 du 56e régiment d'artillerie de campagne de janvier à novembre 1918
11e groupe de 155c du 116e régiment d'artillerie lourde de janvier à juillet 1918
5e groupe de 155c du 116e régiment d'artillerie lourde de juillet à novembre 1918

Génie :
compagnie 16/1 du 2e régiment du génie
un bataillon du 35e régiment d’infanterie territoriale d'août à novembre 1918











Bataille de Morhange.

 La bataille de Morhange, est l'une des premières grandes batailles de la Première Guerre mondiale lors de sa première phase. Elle se déroule les 19 et 20 août 1914 sur un front qui s'étire sur près de 30 kilomètres impliquant les villages de Morhange et de Dieuze dans l'actuel département de la Moselle, alors territoire allemand.



Elle oppose la 2e armée française commandée par le général Édouard de Castelnau à la 6e armée allemande commandée par le Kronprinz Rupprecht de Bavière.

La 2e armée française comprend trois grandes unités : le 20e corps d'armée commandé par le général Foch, le 15e corps d'armée et le 16e corps d'armée. Après une semaine de progression difficile en Lorraine, engendrant des pertes humaines considérables dans les rangs français, les soldats exténués abordent la bataille de Morhange. Le 19 août, Castelnau donne l'ordre d'attaquer le lendemain l'armée allemande. Castelnau et ses hommes sont, dès lors, obligés de se replier sur Nancy.

Le 20 août, des instructions contradictoires désorganisent le plan initial : alors que Foch devait demeurer sur place pour garder le flanc du reste de l'armée, il attaque, lui aussi, Morhange. L'offensive française, leurrée par l'adversaire qui feint d'abord de se replier, est finalement arrêtée dans sa progression par une ligne de défense allemande arrière bien organisée et la bataille est très meurtrière.

A droite, la 31e division du 16e Corps a été, le 18 août, rejetée sur Angwiller, après avoir subi des pertes sérieuses.

La 32e division (80e, 53e, 15e et 143e régiments d'infanterie) est rassemblée dans la région d'Heming, afin d'assurer la liaison avec la gauche de la 1e Armée, toujours fort en arrière du front tenu par le 16e Corps.

Le Général DE CASTENAU, commandant de la deuxième armée 15e Corps a dépassé, par sa droite, la région des étangs. Mais il n'a pu franchir ni le canal des Salines, ni la Seille. Son front s'étend de Zommange à Marsal : au delà de la rivière, Dieuze n'est pas occupée par nos troupes.

Le 20e corps fidèle à ses traditions, est toujours en avant, avec ses premiers éléments de part et d'autre de Château‑Salins . Le gros des forces se trouve sur la Seille. La 68e division de réserve prolonge la gauche du 20e Corps, face à la côte de Delme

Le Corps de cavalerie Conneau, passé à la  1e Armée, va concourir aux opérations de celle-ci, et s'engager, le 19 août, prés de Gosselming.

Le 18 août, au soir, le général de Castelnau prescrit à son armée de passer le 19 à l'attaque de la position Morhange‑Bensdorf. Le 20e Corps s'avancera en direction générale de Faulquemont toujours couvert en arrière et il gauche par la 68e division.

Au 15e Corps, la 30e division devra franchir la Seille au pont de Mulcey, et atteindre les débouchés sud de la forêt de Brides et Köking pour permettre au 16e Corps, qui se trouve plus à droite, de reprendre sa progression interrompue et de franchir le canal des Salines

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